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Boucle de Quilotoa en 3 jours : itinéraire et conseils

Quelques derniers kilomètres de montée, et nous voilà enfin au bord du cratère du Quilotoa. Derrière nous, trois jours de marche dans des paysages absolument superbes, à la fois doux et grandioses, où se mêlent avec harmonie campagnes verdoyantes, canyons, collines, prairies d’altitude et villages andins aux traditions encore bien marquées. Devant nous, l’un des plus beaux panoramas d’Équateur : un volcan éteint rempli d’une eau éclatante, dont la couleur danse entre l’émeraude et le turquoise selon la lumière. Encore quelques pas, et nous comprenons que nous venons de vivre l’une de nos plus belles randonnées en Équateur.

Pendant notre année d’expatriation en Équateur, on a beaucoup entendu parler de la boucle de Quilotoa : un superbe trek entre Sigchos, Isinliví, Chugchilán et Quilotoa. Voyageurs, expatriés, randonneurs : tous nous la présentaient comme un incontournable des Andes équatoriennes. On est donc partis avec beaucoup d’excitation, mais aussi avec une foule de conseils glanés en chemin, que l’on a rassemblés ici pour t’aider à préparer ton trek.

Dans cet article, on te raconte notre expérience sur la boucle de Quilotoa en 3 jours, mais on répond aussi aux questions les plus utiles avant de partir : quel itinéraire suivre, dans quel sens faire la randonnée, où dormir, à quoi s’attendre sur le terrain et comment organiser ce trek facilement.


Boucle de Quilotoa en 3 jours : l’essentiel à savoir avant de partir

Carte trek boucle Quilitoa

Où se trouve la boucle de Quilotoa en Équateur ?

La boucle de Quilotoa se situe dans la province de Cotopaxi, au cœur des Andes équatoriennes. Son point d’orgue, le Quilotoa, est un ancien volcan perché à près de 4 000 mètres d’altitude, aujourd’hui occupé par une lagune dont la couleur varie entre le turquoise et l’émeraude selon la lumière. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, la randonnée ne se limite pas au seul cratère : pour arriver à cette caldeira, tu traverseras une région rurale de moyenne montagne, avec de jolies vallées, un canyon impressionnant, des chemins de campagne bucolique et villages andins. Tout cela nous a beaucoup plus !

Carte équateur Quilitoa
Carte Equateur et Quilotoa

Combien de jours faut-il prévoir ?

La boucle de Quilotoa peut se faire de différentes façons. Certains voyageurs se contentent d’une excursion à la journée jusqu’au cratère, tandis que d’autres étalent la randonnée sur 2 à 5 jours. Pour nous, 3 jours représentent le meilleur format : c’est assez long pour profiter des paysages, dormir dans les villages et vivre une vraie immersion, sans pour autant transformer le trek en expédition. C’est aussi le format le plus classique pour découvrir la région à pied.

Difficulté de la boucle de Quilotoa : nos vrais points de vigilance

La boucle de Quilotoa n’est pas un trek technique, mais il ne faut pas la sous-estimer pour autant. Le vrai défi, c’est surtout l’altitude, qui rend l’effort plus intense que ce que les distances laissent imaginer. Le jour 3 est clairement le plus physique, avec la montée finale vers le cratère. Pour le reste, tout se joue surtout dans la gestion du rythme, de la fatigue, du soleil, du vent, de l’acclimatation… et de quelques erreurs d’itinéraire possibles !
Si tu es sensible au vertige, on a trouvé que la boucle restait globalement rassurante.

Quel est l’itinéraire classique ?

L’itinéraire le plus courant pour faire la boucle de Quilotoa en 3 jours est le suivant : Sigchos → Isinliví → Chugchilán → Quilotoa. Oui, cela permet de finir par le plus beau. Mais cela signifie aussi davantage de dénivelés positifs sur la fin. Qu’importe : après avoir fait la randonnée, suivre cet itinéraire est selon nous le meilleur choix. Terminer au bord du cratère, après trois jours de marche à travers les Andes rurales, donne à l’arrivée une saveur toute particulière. Sur le papier, chaque étape reste assez raisonnable, mais le relief et l’altitude demandent tout de même un minimum d’énergie.

Voici le tracé de l’itinéraire, issu du site All Trails (©Mapbox ; ©Open Street Map), ainsi que le profil du dénivelé dans le sens Sigchos vers Quilotoa :

All Trails (©Mapbox ; ©Open Street Map)

Faut-il un guide pour faire la boucle ?

Non, faire la boucle de Quilotoa sans guide est tout à fait possible. Beaucoup de voyageurs la parcourent en autonomie, à condition de préparer un minimum leur itinéraire et de télécharger une appli de navigation hors ligne. De notre côté, on a trouvé ce trek d’une difficulté moyenne si tu es en bonne condition physique. Honnêtement, un guide ne nous a pas semblé utile, même si on a parfois hésité à certains embranchements et que le sentier n’est pas toujours très clair.

Et puis, on croise régulièrement des habitants ou d’autres marcheurs sur le parcours, ce qui aide à se rassurer et à confirmer la bonne direction. Si tu n’es pas très à l’aise avec l’orientation, ou si tu préfères marcher l’esprit plus léger, un guide peut malgré tout être une option rassurante.

Si tu préfères découvrir Quilotoa sans organiser toi-même les transports, l’itinéraire et la logistique, tu peux aussi regarder les excursions Civitatis. Il existe plusieurs options selon ta ville de départ, notamment depuis Quito, Baños ou Guayaquil.


Pourquoi faire la boucle de Quilotoa ?

D’emblée, j’aurais envie de te répondre : pour sa beauté incroyable concentrée sur seulement trois jours de trek, avec une difficulté qui reste raisonnable. Entrons un peu plus dans le détail.

Une randonnée courte, mais incroyablement riche

Ce qui rend la boucle de Quilotoa si séduisante, c’est d’abord son format. En seulement trois jours, on a vraiment eu l’impression de vivre une belle aventure andine, sans devoir se lancer dans un trek long, technique ou compliqué à organiser. Les étapes sont cohérentes, les villages permettent de dormir et de manger facilement, l’accès transport au départ ou à l’arrivée est assez facile et l’ensemble reste tout à fait faisable pour des voyageurs qui ont l’habitude de marcher un minimum. Pour nous, c’est clairement l’un des grands points forts de cette randonnée : une vraie sensation d’évasion, avec un niveau d’engagement qui reste raisonnable.

Des Andes verdoyantes et rurales, loin du cliché de la montagne minérale

Ce qu’on a adoré ici, c’est la diversité des paysages. Oui, on marche vers un volcan ou une lagune superbe. Mais on traverse aussi des vallées cultivées, des chemins de campagne, un canyon impressionnant, des rivières, des collines verdoyantes et plusieurs villages andins. Cette richesse de paysages rend la boucle passionnante du début à la fin, car le décor change en permanence. Et surtout, on est loin d’une montagne uniquement minérale ou austère :les Andes se montrent dans une version plus douce, plus bucolique. C’est aussi ce qui donne à cette randonnée une identité si particulière.

Une région habitée, cultivée, avec ses coutumes et traditions

La boucle de Quilotoa c’est des panoramas superbes, ok, je l’ai déjà dit ! Elle traverse aussi une région où la vie locale est très présente. Des villages comme Isinliví ou Chugchilán ne sont pas de simples étapes sur un itinéraire : ce sont de vrais lieux de vie, avec leur rythme, leur atmosphère et une forte dimension communautaire. C’est ce mélange entre nature et présence humaine qui nous a particulièrement séduits. En plus, tu tomberas peut-être (comme nous) sur une fête de village avec musique et habits traditionnels !

Et puis il y a le final, bien sûr. Après plusieurs jours de marche, voir enfin la lagune apparaître au bord du cratère procure un vrai sentiment d’aboutissement. On sent que tout le trek menait à cet instant précis. Et quand cette eau turquoise ou émeraude surgit sous nos yeux (ébahis), on sait que nos efforts en valaient la peine.


Dans quel sens faire la boucle de Quilotoa ?

Commencer à Sigchos ou à Quilotoa ?

Il existe deux façons classiques d’aborder la boucle de Quilotoa : commencer à Sigchos pour terminer à Quilotoa, ou faire l’inverse. Sur le papier, les deux options fonctionnent. Commencer à Quilotoa permet de voir tout de suite la lagune et de faire ensuite l’itinéraire dans le sens descendant. À l’inverse, partir de Sigchos permet de garder le cratère pour la fin, après plusieurs jours de marche à travers les campagnes andines, les vallées et les villages. C’est d’ailleurs le sens le plus souvent recommandé pour un trek de 3 jours, et aussi celui que nous avons choisi.

Pourquoi nous te conseillons de finir à Quilotoa

Oui, cela demande un peu plus d’effort sur la dernière étape. La montée finale vers le cratère se mérite, surtout avec l’altitude. Mais franchement, après l’avoir vécu, on trouve que cela vaut largement le coup. Pendant deux jours, tu avances dans des paysages ruraux superbes en montée modérée. Puis, peu à peu, « la tension monte » (et toi aussi avec le dénivelé positif) : tu sais que tu approches du but, sans encore voir le Quilotoa. La montée est un peu plus raide. Et puis soudain, la vue s’ouvre. Terminer ainsi donne à l’arrivée une vraie force émotionnelle.

En résumé, le sens de la boucle Quilitoa

En partant de Sigchos

En partant de Quilotoa

Notre conseil après avoir fait le trek de la boucle Quilotoa

Si tu hésites encore, notre avis est simple : pars de Sigchos et termine à Quilotoa. Oui, la fin est plus physique, mais le plaisir d’arriver au bord du cratère après trois jours de trek compense largement l’effort. C’est, selon nous, la meilleure manière de vivre la boucle et d’en garder un vrai souvenir de randonnée avec une difficilté progressive et gratifiante.


Notre itinéraire détaillé sur la boucle de Quilotoa en 3 jours

Jour 1 : de Sigchos à Isinliví

Le trajet entre Sigchos et Isinliví met tout de suite dans l’ambiance : chemins de campagne, vallées vertes, pâturages et vie locale bien présente sur le parcours.
De notre côté, le bus nous a déposés à Sigchos vers 11 h, mais les horaires peuvent varier. En pratique, si tu pars de Latacunga le matin (vers 8 h par exemple), tu arrives généralement à Sigchos en milieu de matinée. Donc, tu es large pour finir dans les temps cette première journée. Calcule pour arriver avant 13h à Sigchos !
Il faut compter environ 2 heures de bus, et c’est l’accès le plus classique pour démarrer la boucle. Si tu viens de Quito, il faut évidemment prévoir plus large, car le trajet est plus long et se fait généralement via Latacunga.

Dans l’ensemble, cette première étape est assez douce et constitue une belle mise en jambes. Il y a pas mal de panneaux tout au long du parcours, ce qui rassure, mais mieux vaut tout de même garder un œil sur son appli GPS, car certains embranchements ne sautent pas aux yeux. Nous avons d’ailleurs eu un petit doute à une intersection : le panneau indiquait de partir à droite, alors que Maps.me semblait suggérer l’inverse. Après vérification, c’était bien le panneau qu’il fallait suivre, notamment parce qu’un petit pont permet ensuite de traverser la rivière, alors qu’il n’apparaissait pas clairement sur l’application.

C’est typiquement le genre de détail qui montre qu’il vaut mieux rester attentif, même sur cette journée globalement simple. La dernière partie grimpe davantage avant l’arrivée à Isinliví, ce qui donne un premier aperçu du relief andin et rend l’arrivée au village encore plus agréable.

Une fois que tu as posé tes affaires, et si tu as un peu d’énergie, grimpe au point de vue « El Calvario » à 200 mètres du village.

Jour 2 : d’Isinliví à Chugchilán

Vue sur le canyon depuis le Mirador Toachi

Entre Isinliví et Chugchilán, le décor devient plus spectaculaire. Cette étape possède plusieurs variantes : demande conseil à ton hôtel qui te montrera sur une carte !
Un itinéraire passe plus bas, du côté de la vallée et de la rivière, avec un profil généralement plus doux. De notre côté, on a choisi l’itinéraire qui passe par les hauteurs et par le Mirador Toachi. C’est un peu plus accidenté, parfois moins évident à suivre, mais aussi bien plus impressionnant. Il faut donc rester attentif à l’orientation, surtout au début.
La montée juste avant le Mirador Toachi est l’un des passages les plus exigeants de toute la boucle, mais la vue sur le canyon récompense largement l’effort. Après cela, l’arrivée vers Chugchilán est beaucoup plus simple.

Jour 3 : de Chugchilán à Quilotoa

La cratère de Quilotoa et sa lagune

Cette troisième étape est la plus simple à suivre, mais aussi la plus costaude physiquement, surtout sur la fin. Le sentier est globalement bien indiqué.
Mieux vaut partir tôt, surtout si tu veux reprendre un bus en arrivant à Quilotoa. De notre côté, c’est d’ailleurs le jour où nous avons démarré le plus tôt. En revanche, si tu dors sur place, pas besoin de te mettre la pression.

C’est clairement la journée la plus sportive de la boucle. Il faut compter autour de 10 à 12 km, avec près de 1 000 m de dénivelé positif selon les variantes. Oui, il existe quelques variantes, mais elles restent assez proches les unes des autres : ici, l’orientation pose donc moins de soucis que les jours précédents. En gros, tous les chemins mènent au Quilotoa !

La montée finale se mérite vraiment, surtout avec l’altitude qui commence à peser. Mais la récompense est immense : après plusieurs heures d’effort, la vue s’ouvre enfin sur le cratère et sur la lagune, avec ses couleurs qui oscillent entre le turquoise et l’émeraude. C’est l’un des grands moments du trek, sans aucune hésitation.

Si tu veux rejoindre directement le village de Quilotoa, il faut encore marcher un peu en contournant le cratère par la droite. Compte environ 1 h à 1 h 30 de plus. Cette portion offre encore quelques très belles vues sur le lac, avec aussi des passages plus sablonneux assez étonnants.

Fin de la boucle de Quilotoa

Le tour du cratère en passant par d’étonnantes dunes de sable

À l’arrivée à Quilotoa, tu peux :

Notre conseil : garde un peu de souplesse sur cette fin de parcours. Selon ton heure d’arrivée et la fatigue, dormir à Quilotoa peut être le choix le plus agréable.

Combien de temps prévoir chaque jour ?

Sur le papier, la boucle est bien équilibrée : compte environ 11 km le premier jour, puis 12 km le deuxième et 12 km le troisième. En pratique, le temps de marche dépendra surtout de ton rythme, de ton aisance à l’altitude, des pauses… et parfois aussi de quelques hésitations sur le sentier.

À titre indicatif, tu peux prévoir :

Globalement, mieux vaut voir la boucle de Quilotoa comme trois grosses demi-journées de marche incluant le temps d’admirer, de pique-niquer (de se tromper de route ?)plutôt qu’un trek de performance. L’intérêt, ici, n’est pas d’aller vite, mais de profiter des paysages, des villages et de l’ambiance du parcours.

Fête traditionnelle dans un des villages sur le trek de Quilotoa

Orientation, sécurité et trek en autonomie

Peut-on se perdre sur la boucle de Quilotoa ?

Pas vraiment se perdre au sens dramatique du terme, mais il est tout à fait possible de rater un embranchement ou d’hésiter entre deux sentiers. Cela nous est arrivé le deuxième jour, sur un passage où le chemin principal semblait clair, puis où il fallait bifurquer sur un petit sentier à moitié éboulé, peu marqué et très raide sur quelques mètres. J’imagine que c’était un itinéraire provisoire, sans doute parce qu’une autre portion était devenue inaccessible après de fortes pluies.

Bref, sur les deux premières journées, certains passages sont moins évidents qu’ils n’en ont l’air. Rien d’alarmant, mais suffisamment pour recommander une appli de navigation hors ligne et un minimum d’attention. De toute façon, tu n’es jamais très loin d’habitations, donc il est souvent possible de demander confirmation à des locaux. Et puis la boucle est quand même assez fréquentée : il y a de bonnes chances que tu croises d’autres voyageurs en chemin.

Faire la boucle en solo : est-ce rassurant ?

Oui, globalement. On traverse des zones habitées, on croise régulièrement des habitants ou d’autres randonneurs, et cela rend le trek assez rassurant en autonomie. À nos yeux, la boucle de Quilotoa n’a rien d’isolé ou d’inquiétant, à condition bien sûr de partir un minimum préparé.

Nos conseils pour randonner sereinement

Télécharge une carte hors ligne avant de partir  (de notre côté, on utilise Maps.me et AllTrails), garde un peu de batterie, vérifie les variantes possibles au départ de chaque étape et n’hésite pas à demander confirmation aux habitants ou aux hébergements. Les petits imprévus existent — un embranchement discret, une clôture, un chien un peu territorial… Mais ils relèvent davantage du contretemps que du vrai problème.


Où dormir sur la boucle de Quilotoa ?

Dormir à Isinliví

À Isinliví, il y a surtout deux options qui ressortent vraiment si tu fais la boucle de Quilotoa à pied.

Nous, on s’y est pris un peu tard et il n’y avait plus de place au Llullu Llama. On a donc dormi au Taita Cristobal, et c’était très bien aussi : plus calme, avec des chambres agréables. On a quand même pu passer prendre un verre au Llullu Llama et on a tout de suite compris pourquoi l’endroit plaît autant : l’ambiance y est clairement plus conviviale.

Dormir à Chugchilán

À Chugchilán, il y a plusieurs styles d’hébergements selon ce que tu recherches.

Dormir à Quilotoa

Après trois jours de trek, dormir dans le village de Quilotoa est clairement l’option la plus simple. Tu termines la boucle sans stress, tu profites encore un peu du site, et tu repars tranquillement le lendemain.

Faut-il réserver à l’avance ?

Oui, surtout si tu voyages en haute saison ou si tu veux dormir dans une adresse précise. Pour les hébergements les plus connus comme Llullu Llama ou Mama Hilda, réserver permet d’éviter de finir ta journée de marche à chercher une chambre.


Comment rejoindre la boucle de Quilotoa et en revenir ?

Rejoindre Latacunga depuis Quito

Le plus simple pour organiser la boucle, c’est de passer par Latacunga, qui reste la porte d’entrée classique. Depuis Quito, les bus partent du terminal de Quitumbe très régulièrement, en général toutes les 30 minutes, pour un trajet d’environ 1 h 30 et un prix autour de 3 USD. Pour enchaîner le même jour vers Sigchos, mieux vaut quitter Quito tôt.

Aller de Latacunga à Sigchos

Pour la version classique en 3 jours, le départ se fait le plus souvent à Sigchos. Depuis Latacunga, compte environ 1 h 30 à 2 h de route. Le site officiel de la boucle indique que les bus partent en principe toutes les heures, tous les jours, pour un tarif d’environ 2 à 3 USD. Les horaires pouvant changer, mieux vaut vérifier la veille sur place ou auprès de ton hébergement. Tu peux en savoir un peu plus sur le site de la boucle Quilotoa et son trek : Infos officielles transport

Quitter Quilotoa après le trek

Depuis Quilotoa, tu peux parfois rentrer directement à Latacunga. Le site de la boucle indique des bus réguliers toutes les heures entre 8 h et 17 h, pour environ 2 heures de trajet. Si cela ne colle pas avec ton heure d’arrivée, passer par Zumbahua reste une solution classique et pratique.

Pourquoi il vaut mieux rester souple sur les transports

Le plus important, c’est de ne pas construire un planning trop serré autour des bus. Les horaires évoluent, et les correspondances ne sont pas toujours parfaites. En pratique, retiens surtout cette logique :


Que faire à Quilotoa si tu veux prolonger un peu après le trek ?

Admirer la lagune depuis le bord du cratère

Si tu n’es pas pressé de redescendre au village ou de repartir, prends au moins le temps de profiter de la vue depuis le bord du cratère. Même sans marcher beaucoup plus, le panorama vaut vraiment qu’on s’y attarde.

Descendre jusqu’au lac

Un sentier permet de descendre jusqu’au bord de l’eau. La descente est assez rapide, mais il faut surtout penser à la remontée, bien plus physique, surtout après trois jours de trek.

Faire le tour du cratère

Si tu arrives suffisamment tôt ou si tu dors sur place, tu peux aussi prolonger avec une portion du tour du cratère, voire le tour complet selon ton énergie.


Autour de la boucle de Quilotoa : idées de détours et prolongements

Shalalá et son mirador sur le Quilotoa

Si tu veux prolonger un peu ton passage à Quilotoa, Shalalá peut être un très bon détour. Cette zone communautaire se trouve à environ 2,5 km de l’entrée principale de Quilotoa, sur le bord du cratère. On y vient surtout pour son mirador en verre avec vue sur la lagune, mais aussi pour son centre de tourisme communautaire, son petit marché d’artisanat, ses sentiers, et même une zone de camping ou quelques cabanes sur réservation.

Ce qu’on aime bien dans l’idée de Shalalá, c’est que c’est une manière de découvrir Quilotoa dans un cadre plus calme, avec une dimension plus locale et communautaire. C’est donc une belle option si tu as un peu de temps sur place et envie de profiter autrement du site après la boucle.

Les peintures de Tigua

La région de Quilotoa, est un territoire de création. Les peintures de Tigua, très colorées, sont profondément ancrées dans la culture andine.
Pour découvrir les peintures de Tigua, le plus intéressant reste de t’arrêter directement dans le village de Tigua. La galerie de Julio Toaquiza est l’une des plus connues. Si tu ne fais pas ce détour, tu peux aussi croiser des œuvres de Tigua sur certains marchés andins comme Saquisilí, ou plus tard à Quito (même si l’achat sur place, dans la région d’origine, reste plus spécial).

Pour voir les peintures de Tigua depuis Quilotoa, c’est à environ 45 minutes en voiture en allant vers le sud. Oui, mais voilà : tu n’as probablement pas de voiture…Alors,tu astrois options :

Le marché de Saquisilí

Cette fois, ce n’est pas un prolongement de ton trek de Quilitoa mais plutôt une tout autre excursion à faire dans la région de Quilitoa, au départ de Lacatunga.
Si tu es dans la région un jeudi, le marché de Saquisilí vaut clairement le détour. Le plus simple est d’y aller en bus depuis Latacunga : le trajet dure 30 minutes environ.

On te recommande en particulier 2 zones :

Si tu veux voir le marché aux animaux, il faut arriver très tôt, car il commence avant le lever du soleil et se termine en milieu de matinée.

Combiner Quilotoa avec le parc national Cotopaxi

Le volcan de Cotopaxi

Pour beaucoup de voyageurs, la boucle de Quilotoa s’intègre très bien dans un itinéraire plus large dans la région andine. C’est notamment le cas avec le parc national Cotopaxi, qui se combine facilement avec Latacunga et Quilotoa. Si tu explores plusieurs jours dans le secteur, c’est clairement l’un des prolongements les plus logiques.

Et cela tombe bien, nous avons fait un article dédié au volcan Cotopaxi, qui est un incontournable d’un itinéraire en Équateur. Tu peux le lire ici.

Prévoir une étape à Quito avant ou après le trek

Plaza Grande relève de la garde
Le centre ville de Quito

Autre option très naturelle : relier la boucle de Quilotoa à quelques jours à Quito. Mais peut-être que tu viens de cette ville, ce qui serait assez logique ?
En tout cas, la capitale permet de souffler un peu avant ou après le trek, de gérer la logistique plus facilement, et peut aussi servir de bon point de départ si tu poursuis ensuite vers Cotopaxi ou d’autres régions d’Équateur.
C’est une de nos capitales préférées d’Amérique et on te conseille vivement de la visiter. On a également écrit un article dédié sur Quito.


Que mettre dans son sac pour faire la boucle de Quilotoa ?

Ma checklist pour la boucle de Quilotoa

Vêtements

Pour marcher sereinement

Orientation et téléphone

Pour la nuit

Sac de couchage ou non ?

Mon conseil pour ton sac sur Quilotoa

Voyage léger ! Le plus important, c’est d’être prêt pour l’altitude, le vent, le soleil et quelques petits doutes d’orientation, pas de partir avec un sac trop lourd.
Nous avons l’expérience des treks sur plusieurs jours. Et on sait que l’ennemi public numéro un lors de ton périple sera le poids. Alors chasse tout ce qui est totalemement inutile et c’est parti ! Comme tu n’as pas besoin de nourriture, ni de tente, ni de sac de couchage, un sac de 6 kg devrait être le maximum.


Notre avis sur la boucle de Quilotoa

Ce qu’on a adoré

On a adoré la variété de ce trek. En trois jours, on traverse des campagnes andines, des vallées, un canyon, des petits villages, et on termine en beauté face au cratère du Quilotoa. Que demander de plus ? Le tout dans des paysages plus verts, plus doux qu’une randonnée sur un volcan.

Autre gros point fort : c’est un trek facile à organiser. On trouve assez facilement où dormir, où manger et de quoi acheter quelques snacks. Allez, tu peux même t’offrir un cocktail et un hammam si tu veux. Sympa, non ?

Ce qu’on aurait aimé savoir avant

Ce qu’on n’avait pas totalement anticipé, c’est qu’il existe plusieurs variantes sur certaines étapes, avec des sentiers parfois un peu flous sur le terrain. Rien de dramatique, mais mieux vaut partir avec une carte hors ligne et garder un peu de souplesse. Au final, on finit toujours par s’en sortir entre les applis, les conseils des hébergements, les infos glanées sur les blogs… et les autres marcheurs. On a toujours « atterris » là où on le voulait et on a jamais croisé de randonneurs qui nous ont dit « on s’est toootalement perdu ». ça, c’est bon signe.

À qui on recommande ce trek

Franchement ? À tous ceux qui aiment marcher en voyage. Plutôt débutant ? ou déjà habitué aux randonnées ? la boucle de Quilotoa a de bonnes chances de te plaire. Elle est assez facile pour rester abordable, mais suffisamment belle et variée pour laisser un vrai souvenir.

Pourquoi c’est une expérience incontournable en Équateur

Parce qu’en seulement trois jours, ce trek concentre plein de choses qu’on aime en Équateur : de beaux paysages, des villages andins, une vraie présence humaine, et un final spectaculaire. Si tu veux une randonnée à la fois accessible, dépaysante et vraiment marquante, alors on te conseille sans retenue la boucle de Quilotoa !


FAQ sur la boucle de Quilotoa en 3 jours

Peut-on faire le trek de Quilotoa sans guide ?

Oui, la boucle se fait très bien en autonomie avec un minimum de préparation et une carte hors ligne.

La boucle de Quilotoa est-elle difficile ?

Le trek reste assez accessible, mais l’altitude et certaines montées le rendent plus sportif qu’il n’y paraît.

Pourquoi cela s’appelle « la boucle » de Quilotoa ?

Oui, bonne question ! On effectue pas une boucle mais bien un chemin d’un point A vers un point B… On va dire, pour être plus large, que c’est une boucle depuis Lacatunga : tu prends un bus à Lacatunga et tu reviens à Lacatunga en bus.
Je ne t’ai pas convaincu ? Bon en tout cas, en espagnol, on parle aussi de « circuito ». Sur le site officiel en anglais, on parle de « multi-day trek route ».

Quel est le meilleur sens pour faire le trek ?

Selon nous, le plus beau sens est Sigchos → Isinliví → Chugchilán → Quilotoa, pour garder le cratère pour la fin.

Peut-on visiter Quilotoa sans faire tout le trek ?

Oui, beaucoup de voyageurs découvrent Quilotoa lors d’une excursion à la journée, sans faire toute la boucle.

Faut-il parler espagnol ?

Ce n’est pas obligatoire, mais quelques bases sont vraiment utiles sur place.

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