Miyajima : que voir et que faire sur l’île sacrée du Japon en 2 jours

Un grand torii vermillon planté dans la mer, des cerfs qui flânent sur la plage, des temples accrochés à une montagne couverte de forêt… Et tout autour, l’eau calme de la mer intérieure de Seto, piquée de petites îles.
Pour profiter de deux journées pleines sur l’ile, nous avons réservé une nuit sur place mais également pris l’un des premiers bateaux depuis Hiroshima.
La première journée pour flâner dans le village, visiter le sanctuaire et goûter les douceurs locales. La seconde pour gravir le mont Misen, le sommet sacré de l’île. Miyajima est plutôt touristique, et pourtant indispensable lors d’un voyage au Japon : il suffit de savoir quand s’y promener pour en garder le meilleur.

Dans cet article, je te raconte tout : que voir à Miyajima, combien de temps y rester, comment monter au mont Misen, quelles activités réserver, où dormir et comment rejoindre l’île.


Miyajima, l’île sacrée face à Hiroshima

Miyajima signifie « l’île du sanctuaire ». Son nom officiel est Itsukushima, comme le célèbre sanctuaire shinto qui s’étire sur l’eau. L’île se trouve à une heure à peine de Hiroshima, dans la mer intérieure de Seto, et elle est classée parmi les trois plus beaux paysages du Japon, avec Matsushima et Amanohashidate. Depuis 1996, le sanctuaire et la forêt du mont Misen sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

Ce qui nous a frappés, c’est l’atmosphère. Tranquille, presque recueillie, malgré les visiteurs. Pendant des siècles, l’île était considérée comme une divinité en elle-même : on n’avait pas le droit d’y naître ni d’y mourir, et le sanctuaire a été bâti sur l’eau pour ne pas souiller la terre. Les temples se succèdent, les lanternes de pierre bordent le rivage, et cette sensation d’être sur une île, entourée d’eau, ajoute encore au charme des lieux.

Et puis il y a les cerfs. Ils se baladent librement dans les ruelles, sur la plage et jusque sur les sentiers de montagne. On les croise à chaque coin de rue, et ils font partie du décor autant que le torii.


Combien de temps pour visiter Miyajima ?

Avec une demi-journée, tu auras le temps de voir le torii et le sanctuaire d’Itsukushima, guère plus. C’est un peu dommage je trouve de rester si peu de temps. C’est le programme de la plupart des excursions depuis Hiroshima, et c’est frustrant. Pour explorer un peu plus et sentir l’ambiance de l’île, compte au moins une grande journée et une nuit !

L’idéal, si ton temps est compté est de partir tot le matin vers l’ile et rester une nuit sur place, comme nous l’avons fait. Tu peux alors combiner visites, randonnée et flâneries, sans courir. Et surtout, tu profites de l’île au moment où elle est la plus belle : tôt le matin et à la nuit tombée, quand les excursionnistes sont repartis.

Voici comment nous avons organisé nos deux journées, si tu veux t’en inspirer :

  • Jour 1 : arrivée par l’un des premiers bateaux, torii à marée haute, visite du sanctuaire, balade dans le village et sur Omotesando, dégustation de momiji manjū, puis retour au torii illuminé le soir.
  • Jour 2 : lever tôt pour voir le torii à marée basse, visite du temple Daishō-in, montée au mont Misen par le sentier du même nom, pique-nique face à la mer, puis descente par le mont Komagabayashi et la forêt.

Que voir à Miyajima : notre premier jour

Notre première journée a commencé à la descente du bateau, avec le torii qui se dessinait déjà au loin sur l’eau. Nous l’avons consacrée au village, au sanctuaire et aux petits plaisirs de l’île.

Le grand torii flottant d’Itsukushima

C’est l’image que tout le monde connaît, et pourtant elle saisit. Haut de seize mètres, en bois de camphrier, le grand torii vermillon tient debout par son seul poids, sans être ancré dans le fond marin. Le portail actuel date de 1875. À marée haute, il semble flotter sur la mer, et son reflet s’étire sur l’eau calme.

À marée basse, le spectacle change du tout au tout : la mer se retire et tu peux presque marcher jusqu’à ses piliers, au plus près du sanctuaire, au milieu des flaques et des cerfs qui fouillent le sable. Nous avons vu les deux (marée haute et marée basse), et ce sont deux expériences totalement différentes : la marée haute pour l’illusion du torii qui flotte sur l’eau, la marée basse pour l’approcher et mesurer sa taille. Regarde les horaires des marées avant ta visite : le torii paraît flotter quand le niveau dépasse environ 2,50 m, et tu peux l’approcher à pied quand il descend sous 1 m.

Le sanctuaire d’Itsukushima

Fondé à la fin du VIe siècle et reconstruit en 1168 sous l’impulsion du puissant Taira no Kiyomori, le sanctuaire d’Itsukushima repose sur des pilotis au-dessus de la mer. Ses longues galeries vermillon relient le pavillon de prière, le sanctuaire principal et une scène de théâtre nô. À marée haute, tout l’ensemble semble posé sur l’eau.

L’entrée coûte 300 yens (500 yens avec le musée du trésor). Le sanctuaire ouvre dès 6 h 30 et ferme entre 17 h et 18 h 30 selon la saison. Juste à côté, la pagode à cinq étages domine le village : elle est en rénovation jusqu’en 2027, mais ses échafaudages devraient disparaître dès la fin 2026.

Bien sûr, le sanctuaire est très fréquenté. Pour éviter la foule, viens tôt le matin ou en fin de journée : entre deux vagues de visiteurs, les galeries retrouvent leur silence. L’enchainement « visite de ce sanctuaire puis marche vers le torii flottant d’Itsukushima » se fait plutot bien !

Senjōkaku, le pavillon aux mille tatamis

Sur la petite colline qui domine le sanctuaire, ne rate pas Senjōkaku, un immense pavillon de bois commandé en 1587 par Toyotomi Hideyoshi, l’un des grands unificateurs du Japon. Sa mort a laissé le chantier inachevé : pas de murs, seulement une forêt de piliers sous une vaste toiture. Le nom signifie « pavillon aux mille tatamis », et c’est à peu près la surface du plancher. On y marche pieds nus, on s’assoit, on regarde la pagode toute proche, et l’air circule librement dans ce grand vaisseau ouvert.

Flâner dans le village et sur Omotesando

Depuis l’embarcadère, la rue commerçante d’Omotesando déroule ses 350 mètres de boutiques et de petits restaurants jusqu’au sanctuaire. Ça sent les huîtres grillées et la pâte sucrée. Prends aussi le temps de te perdre dans les ruelles parallèles, plus calmes, où les vieilles maisons de bois se succèdent. Le soir, quand les boutiques ont fermé, elles prennent une tout autre allure sous la lumière des lanternes.
La plupart des commerces ferment vers 17 h 30 et beaucoup n’acceptent que les espèces : prévois un peu de monnaie.
Le bord de mer est également très agréable, avec ses pins et son chemin qui frole l’eau avec vue sur le Torii…

Pause au bord de la mer entre les lanternes de pierre de Miyajima

Le momiji manjū, la douceur de l’île

Impossible de quitter Miyajima sans y avoir goûté. Le momiji manjū est la pâtisserie emblématique de l’île : un petit gâteau moelleux en forme de feuille d’érable, proche du castella. Traditionnellement, il est fourré à la pâte de haricots rouges, mais on en trouve aujourd’hui au chocolat, au matcha, à la crème pâtissière ou au fromage.

Notre coup de cœur : l’age-momiji, une version frite et croustillante, servie tiède sur un bâtonnet. Une dizaine de boutiques en vendent sur Omotesando, souvent avec les machines qui tournent en vitrine. Compte autour de 100 yens pièce pour un momiji classique, un peu plus pour la version frite.

Dégustation d'un momiji manju, pâtisserie en forme de feuille d'érable à Miyajima

Les cerfs de Miyajima

Environ 500 cerfs vivent en liberté sur l’île. Ils sont habitués aux humains et se laissent approcher, mais ce sont des animaux sauvages. Depuis 2008, il est interdit de les nourrir. Oui enfin pas si simple car ils sont curieux, habitués à l’homme, et ils n’hésitent à s’approcher pour quémander ton gouter ! Garde aussi un œil sur tes sacs en papier ou en plastique, tes plans et tes billets : ils adorent les grignoter, et ils ne demandent pas la permission.

Cerf de Miyajima intéressé par un sac en plastique

Le torii illuminé à la nuit tombée

On t’avait dit qu’il fallait au moins passer une nuit ici ! Le soir venu, le torii et le sanctuaire s’illuminent jusqu’à 23 h. Le sanctuaire est fermé, mais la promenade du bord de mer reste accessible. Nous y sommes retournés un soir de pluie, parapluie à la main. Loin de gâcher la soirée, l’averse l’a rendue plus belle : les pavés mouillés du village reflétaient la lumière des lanternes, le portail doré se reflétait dans l’eau presque noire, et nous étions seuls. L’un de nos plus beaux moments sur l’île.


Gravir le mont Misen : notre deuxième jour

Le lendemain, cap sur les hauteurs. Culminant à 535 mètres, le mont Misen est la montagne sacrée de l’île. On y monte à travers une forêt primaire protégée, et la vue depuis le sommet sur les îles de la mer de Seto vaut largement l’effort. C’était notre journée préférée.

Le temple Daishō-in, au pied de la montagne

Notre montée a commencé par Daishō-in, le plus ancien temple de l’île, fondé en 806 par le moine Kūkai. C’est l’un des lieux les plus envoûtants de Miyajima, et l’entrée est gratuite. Des centaines de petites statues de pierre coiffées de bonnets rouges veillent le long des escaliers, chacune avec son expression, souriante, songeuse ou espiègle.

Le long des marches, des moulins à prières gravés de sutras tournent sous la main des visiteurs : selon la tradition, les faire tourner équivaut à les réciter. Ne rate pas la grotte Henjōkutsu, plongée dans la pénombre et éclairée par des centaines de lanternes. On a trouvé que c’était un peu kitsch ou artificiel, mais qu’importe : ça vaut le coup d’oeil.

Visite d'un pavillon du temple Daisho-in à Miyajima

Le parc de Momijidani, la vallée des érables

Au pied du mont Misen, le parc de Momijidani suit un petit torrent sous des centaines d’érables. Son nom signifie « la vallée des érables », la même feuille qui a donné sa forme au momiji manjū. En automne, quand les feuillages virent au rouge, la vallée s’embrase et attire les photographes. Le reste de l’année, c’est une balade fraîche et paisible, idéale avant de prendre le téléphérique ou d’attaquer le sentier.
Oui, tu nous connais bien : on aime marcher ! Pas de téléphérique pour nous. Mais on t’explique tout de même toutes les façons de te rendre au mont Misen.

Quatre façons de rejoindre le sommet

Il existe quatre façons de monter au mont Misen : une en téléphérique et trois à pied. Les trois sentiers partent du village et rejoignent le sommet en 1 h 30 à 2 h environ.

  • Le téléphérique : environ 20 minutes de trajet avec un changement, puis une trentaine de minutes de marche raide jusqu’au sommet. Compte environ 1 100 yens l’aller et 2 000 yens l’aller-retour.
  • Le sentier de Daishō-in : le plus agréable, avec les plus belles vues et beaucoup de marches en pierre. Il démarre au temple du même nom. Difficulté moyenne. C’est celui que nous avons pris à la montée.
  • Le sentier de Momijidani : le plus court, mais le plus raide, avec beaucoup de marches dans la forêt. Difficulté moyenne à soutenue.
  • Le sentier d’Ōmoto : le moins fréquenté et le plus sauvage. Il permet un détour par le mont Komagabayashi. Difficulté moyenne.

Notre conseil : monte par un sentier et redescends par un autre, ou combine la marche avec le téléphérique. Nous sommes montés à pied par le sentier de Daishō-in. Pour la descente, nous avons choisi un chemin moins direct, celui d’Ōmoto. Il fait un crochet par le mont Komagabayashi, un sommet voisin du Misen, puis plonge dans une forêt plus dense et plus silencieuse. Prévois de bonnes chaussures, de l’eau et quelques encas : il n’y a presque rien pour se ravitailler en route.

Au sommet du mont Misen

Au sommet, l’observatoire dégage un panorama à 360 degrés sur la mer intérieure de Seto. Les îles se découpent dans la brume comme des lavis à l’encre, et par temps clair on aperçoit Hiroshima sur l’autre rive. Bon, pour nous, le temps s’est couvert (et annoncé la pluie du soir !)… Mais c’était beau quand même ! Juste en dessous, de gros rochers de granit forment des passages étonnants, comme Kuguri-iwa, sous lequel on se faufile.

Le mont Misen abrite aussi plusieurs petits temples. Le plus célèbre, le Reikadō, gardait une flamme qu’aurait allumée le moine Kūkai au IXe siècle, et qui aurait servi à allumer la flamme de la Paix de Hiroshima. Il a été détruit par un incendie le 20 mai 2026. La flamme a été sauvée et le temple prévoit de reconstruire le bâtiment.


Que faire d’autre à Miyajima ?

Si tu as un peu de temps devant toi, ou si le ciel est à la pluie, l’île propose de belles expériences culturelles. Les deux suivantes se déroulent à l’académie Okeiko Japan, installée dans un ancien temple zen.

Participer à une cérémonie du thé

Le sadō, l’art japonais du thé, est un rituel où chaque geste a un sens : la préparation des ustensiles, celle du thé, les révérences, puis la dégustation. Pendant cette initiation d’une demi-heure, un guide t’explique la symbolique de chaque étape avant de te laisser préparer ton propre bol. Une belle porte d’entrée dans l’hospitalité japonaise.

Tu peux aussi louer un kimono : compte alors 30 minutes de plus pour t’habiller avant la cérémonie. Les séances ont lieu le matin et l’après-midi. Infos et réservation : la cérémonie du thé à Miyajima.

Vivre une expérience culturelle en kimono

Envie d’aller plus loin ? Cette expérience commence par l’habillage en kimono, puis enchaîne deux ou trois ateliers de 30 minutes au choix : calligraphie pour apprendre à écrire ton nom en japonais, fabrication d’amulettes traditionnelles et cérémonie du thé. Compte 1 h 30 pour la formule à deux ateliers, 2 h pour celle à trois. Infos et réservation : l’expérience culturelle en kimono.

Goûter aux spécialités de l’île

En plus du momiji manjū, Miyajima est réputée pour ses huîtres, grillées, frites ou servies crues, et pour l’anago-meshi, du riz cuit dans un bouillon d’anguille de mer et nappé de filets grillés. Les étals d’Omotesando te tendront les bras.


Dormir à Miyajima, le meilleur remède à la foule

Passer la nuit sur l’île change complètement l’expérience. Les ferries circulent du petit matin jusqu’au soir, et chaque jour, quelle que soit la saison, des milliers de visiteurs débarquent pour une excursion de quelques heures. Pour profiter du calme, il faut donc être sur l’île quand les bateaux ne tournent plus.

Sans nos deux nuits sur place, nous aurions gardé un souvenir bien moins fort de Miyajima. On te conseille donc au moins une nuit sur place ! Flâner presque seuls devant le sanctuaire à l’aube ou à la nuit tombée reste de loin notre moment préféré. C’est aussi là qu’on croise le plus de cerfs.

Revers de la médaille : les hébergements sont rares sur l’île, souvent complets et plutôt chers. Mais l’effort, y compris financier, en vaut la peine pour avoir l’île presque pour soi. Voici deux adresses pour dormir à Miyajima, très bien notées par les voyageurs, l’une plus abordable, l’autre plus luxueuse.

Kikunoya : le ryokan chaleureux à prix doux

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Ce ryokan se trouve à deux pas du parc, du torii et du départ des chemins vers le mont Misen. Les voyageurs saluent surtout la gentillesse du personnel, aux petits soins, et le bon rapport qualité-prix. Ils mentionnent aussi les onsen intérieur et extérieur, le bain de pieds, les petits gâteaux japonais offerts chaque jour et le petit-déjeuner japonais qui change tous les matins. Certaines chambres ont même vue sur le torii. Pour réserver : voir les disponibilités du Kikunoya.

Miyajima Grand Hotel Arimoto : la parenthèse luxe

Allez, on a eu envie de se faire plaisir ! C’est pas tous les jours que l’on est à Miyajima ! Cet hôtel profite d’une vue sur la baie, à quelques minutes à pied du sanctuaire et du torii. Une navette relie l’embarcadère à l’hôtel, ce qui est bien pratique avec les bagages.
On a adoré le personnel : gentil et très attentionné. Ah et aussi l’onsen pour se détendre au petit matin ou après une journée de visite. Et que dire du dîner kaiseki, digne d’un restaurant étoilé ? Pour réserver : voir les disponibilités du Grand Hotel Arimoto.


Comment aller à Miyajima ?

En train et en ferry depuis Hiroshima

C’est la solution la plus courante et la moins chère. Depuis la gare de Hiroshima, prends la ligne JR Sanyō jusqu’à Miyajimaguchi (25 minutes, 420 yens, incluse dans le Japan Rail Pass). Le tramway n° 2 dessert aussi Miyajimaguchi, plus lentement et sans le JR Pass. Ensuite, deux compagnies, JR et Matsudai, assurent la traversée en 10 minutes pour 200 yens. Seul le ferry JR est couvert par le Japan Rail Pass.

Conseil : choisis le ferry JR à l’aller. Son trajet passe plus près du torii, et la vue depuis le pont donne le ton de la journée.

En bateau direct depuis le parc de la Paix

Des bateaux rapides relient directement le parc du Mémorial de la Paix de Hiroshima à Miyajima en 45 minutes environ, pour 2 400 yens l’aller (4 400 yens l’aller-retour), non couverts par le JR Pass. Pratique pour combiner la visite du musée de la Paix de Hiroshima et l’île dans la même journée.

La taxe de visite

Depuis octobre 2023, chaque visiteur paie une taxe de 100 yens pour entrer sur l’île. Elle est incluse dans le billet de ferry ou prélevée sur la carte IC. Avec le Japan Rail Pass, il faut acheter un ticket séparé au terminal.


Quand partir à Miyajima ?

Miyajima se visite toute l’année. Le printemps apporte les cerisiers en fleur, l’automne habille la vallée de Momijidani de rouge et d’or, et ces deux saisons attirent le plus de monde. L’hiver est plus calme, et c’est la pleine saison des huîtres, servies grillées à tous les coins de rue. En été, la chaleur humide rend la montée au mont Misen plus éprouvante : pars très tôt et emporte beaucoup d’eau.


Nos conseils pour visiter Miyajima

  • Dors au moins une nuit sur l’île : c’est la clé pour profiter du calme le matin et le soir.
  • Consulte les horaires des marées : idéalement, vois le torii à marée haute et à marée basse.
  • Arrive tôt : les premières heures de la journée sont les plus paisibles, au sanctuaire comme sur les sentiers.
  • Prévois des espèces : beaucoup de boutiques et de petits restaurants n’acceptent pas la carte.
  • Ne nourris pas les cerfs : c’est interdit, et garde tes sacs hors de leur portée.
  • Choisis ta saison : érables flamboyants à l’automne, cerisiers au printemps, et une île plus calme en hiver.

Miyajima, une île qui envoûte

Miyajima nous a happés ! Pour son torii, bien sûr, mais aussi pour cette spiritualité qui flotte partout, ces sentiers de forêt qui mènent au-dessus de la mer et ces soirées au bord de l’eau, quand l’île retrouve son silence. Ne te contente pas d’une excursion à la journée : offre-lui au moins une nuit.

L’île se trouve à deux pas de Hiroshima, une ville bouleversante qui mérite au moins une journée. Son musée de la Paix est incontournable : on en ressort secoué, mais on comprend enfin ce que la ville a traversé et la force avec laquelle elle s’est relevée. Pour le reste de ton voyage, retrouve notre itinéraire de 3 semaines au Japon.

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