Kirghizistan yourte

le Kirghizistan

Le Kirghizistan sait nous aimer comme on aime.
La culture nomade nous accueille.
Et on se prend à rêver d’être un chercheur de lacs turquoises, de forêts d’émeraude ou de jailoos aux airs de steppes mongoles.


Itinéraire Kirghizistan 2 semaines : que voir et que faire ?

Une capitale aux larges boulevards soviétiques, qu’on traverse surtout pour régler la logistique. Elle n’a pas grand intérêt, mais les gorges d’Ala Archa sont à une heure de route : forêts de pins, cascades et sommets à plus de 4000 mètres, parfait pour s’acclimater avant de partir en montagne.

Une idée depuis Bichkek : la randonnée dans le parc national d’Ala Archa, une journée au pied du Tian Shan.

Notre coup de cœur. Le lac Son Koul et ses 90 kilomètres de rives sont posés à 3000 mètres, cernés de crêtes qui dépassent les 4000. En été, les éleveurs montent aux jailoos avec chevaux, vaches et brebis, et quelques yourtes fument dans l’herbe jaunie. Les touristes sont rares. Nous y avons fait un trek de quatre jours.

Où dormir ? Kochkor est une très bonne base pour passer au moins une nuit avant ou après ton périple vers le lac. Le logement chez l’habitant y est bien développé : voici les meilleures offres en chambres d’hôtes à Kochkor. Et s’il reste de la place, nous te conseillons chaleureusement cette adresse chez l’habitant, typique, confortable, avec des hôtes adorables.

Plus petit que son voisin, et peut-être plus beau encore : son eau turquoise a peu de concurrents. Deux jours suffisent pour l’aller-retour depuis Kochkor. Fais-le à cheval, avec une nuit chez des nomades, et l’étape passe d’agréable à mémorable.

La ville n’a rien d’extraordinaire, mais elle ouvre sur les montagnes du Tian Shan. Six à sept jours de marche sur un trek classique, entre vallées, cols et lacs d’altitude.

Où dormir ? les hébergements de Karakol, avant ou après le trek.

Le deuxième plus grand lac alpin du monde après le Titicaca. Sympa pour se reposer après les treks, mais inutile de s’y attarder : les plages n’ont rien de tropical et l’essentiel du pays est ailleurs.


Itinéraire Kirghizistan 2 semaines : le voyage en résumé

  • Un pays encore peu touristique, où l’on sort des sentiers battus sans effort.
  • Des montagnes magnifiques, le Tian Shan, ses cols et ses lacs d’altitude.
  • La culture nomade et le cheval, omniprésents dès qu’on monte dans les jailoos.
  • Des prix peu élevés, pour se loger, manger et se déplacer.
  • L’hospitalité, et la facilité à dormir chez l’habitant partout dans le pays.
  • La gastronomie, pas terrible sur la durée.
  • Les villes, peu intéressantes, à part peut-être Karakol et Och.
  • La barrière de la langue : on parle russe ou kirghize, rarement anglais.
  • Peu de confort, dans les logements comme dans les transports.
  • Le camping sauvage, sans aucun problème pour les trekkeurs : pas de camping officiel, mais de magnifiques endroits où planter la tente.
  • Le logement chez l’habitant, le meilleur moyen de s’imprégner du pays, et très bien développé à Kochkor et à Karakol.
  • Les campements de yourtes, autour du lac Son Koul et dans les jailoos.
  • Le trek du lac Son Koul, quatre jours au milieu des pâturages d’altitude.
  • Les treks au sud de Karakol, six à sept jours dans le Tian Shan.
  • L’aller-retour au lac Kol Ukok, deux jours pour une eau turquoise sans rivale.
  • Le kok-borou, ce jeu à cheval traditionnel, si tu tombes sur un match.
  • Le kumiss, lait de jument fermenté, à goûter au moins une fois.

Itinéraire Kirghizistan 2 semaines : les étapes une à une

Depuis Kochkor : que faire autour des lacs Son Koul et Kol Ukok ♥

Que voir autour de Karakol : 6 à 7 jours de trek en montagne

randonnées dans les montagnes de Karakol, Kirghizistan

Que faire au lac Issyk Koul : deux jours de repos


Itinéraire Kirghizistan 2 semaines : notre bilan

L’avis de Michael

Le Kirghizistan dévoile progressivement ses charmes aux yeux des voyageurs. C’est encore un lieu hors des sentiers battus mais cela pourrait changer : la destination devient à la mode (bon j’exagère un peu, mais ça viendra me dit ma boule de cristal). Et pour cause : de magnifiques paysages, une culture nomade fascinante et des treks exaltants pour tous les niveaux (de la randonnée facile dans le parc national Ala-Archa  à celle réservée aux alpinistes sur un des trois pics de plus de 7000 mètres.) Enfin, ceux qui aiment l’équitation pourront facilement assouvir leurs envies de galop.

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Chevaux et Kirghizistan

J’ai adoré ce pays pour l’impression de liberté que l’on ressent à sillonner sa nature. J’ai adoré ce pays pour ses chemins encore peu fréquentés. J’ai adoré ce pays pour la rencontre avec les nomades au loin dans les Jailoos. J’ai adoré ce pays parce qu’il a encore le goût et l’odeur de l’aventure.

Nous y sommes restés 14 jours et c’est sans doute trop court. Cela nous a amené à faire des choix et à « zapper » le sud de Naryn, ou le sud de Osh et sa région du Pamir.

Une déception de cet itinéraire au Kirghizistan ?

Les villes n’ont rien d’esthétique. On ne vient pas au Kirghizistan pour elles ! Par contre le regroupement de quelques yourtes au creux des montagnes a un charme inégalé !

Un coup de cœur : que faire au Kirghizistan ?

Le lac Son Koul ! Un lac magnifique avec les hautes montagnes au loin et des doux pâturages « steppiques » autour… Planter sa tente sur les rives et découvrir les couleurs de l’aurore a été un moment fort lors de notre itinéraire.

Et si le voyage au Kirghizistan était à refaire ?

Bah c’est quand tu veux !

Je rajouterai quelques jours pour avoir la chance de gravir le Pic Lénine ou pour être moins pressé dans la vallée de Karakol ou autour du lac Son Koul ! Le lac Issyk Koul est sympa mais inutile de s’y attarder : ce n’est pas ce qu’il y a de plus beau.


Itinéraire Kirghizistan en pratique : nos conseils

Nous sommes partis en 2017. Les informations pratiques qui suivent ont été vérifiées et mises à jour en 2026.

Combien de temps partir au Kirghizistan ?

7 jours permettent à peine Bichkek, Ala Archa et un lac ; 10 jours ajoutent un trek autour de Karakol.

2 semaines, c’est ce que nous avons fait : de quoi enchaîner Son Koul, Kol Ukok et les montagnes de Karakol.

3 semaines ouvrent le sud, Naryn et Och ; 1 mois permet d’y ajouter le Pamir kirghize et le pic Lénine.

Nous y sommes restés 14 jours, et c’est sans doute trop court. Cela nous a obligés à faire des choix et à laisser de côté le sud de Naryn, ainsi qu’Och et sa région du Pamir. Compte 3 semaines pour ajouter le sud du pays sans courir. Si tu y passes, voici les hébergements à Och.

Les formalités

Aucun visa pour les Français, qui peuvent séjourner jusqu’à 60 jours sans démarche. Le passeport doit être valable au moins six mois après la date d’entrée et comporter une page libre. Au-delà de 60 jours, un visa devient nécessaire.

L’argent

La monnaie est le som kirghize, autour de 100 soms pour un euro. Les cartes passent dans les grandes villes, rarement dans les villages : retire du liquide à Bichkek ou à Karakol avant de monter en montagne.

La langue

On parle kirghize et russe, et l’anglais reste limité hors des circuits touristiques. Quelques phrases en russe, ou une application de traduction hors ligne, changent beaucoup de choses.

Quand partir au Kirghizistan ?

De mi-juin à mi-septembre pour la montagne, avec juillet et août en pleine saison. Les cols d’altitude restent enneigés avant, et les jailoos se vident après.

La sécurité

Le pays est considéré comme très sûr pour les voyageurs. Le vrai risque tient à l’altitude et à l’isolement des sentiers : les évacuations héliportées n’existent quasiment pas, et en cas de problème grave il faut redescendre à cheval. Une assurance couvrant l’altitude jusqu’à 5000 mètres est vivement recommandée.

Le budget sur place 

En 2026, compte 25 à 40 euros par jour en autonomie, camping et logement chez l’habitant, et 40 à 80 euros avec des guesthouses confortables et quelques excursions guidées. Le vol aller-retour depuis l’Europe tourne entre 400 et 700 euros, souvent via Istanbul.

Voyager au Kirghizistan sans voiture : les transports

Excepté quelques axes principaux comme Bichkek-Karakol ou Bichkek-Naryn, le réseau routier n’est pas en très bon état. Il faut s’attendre à des temps de trajet longs. Nous n’avions pas loué de voiture et l’itinéraire choisi peut s’en passer : les taxis officiels et non officiels sont nombreux, l’auto-stop fonctionne bien (moyennant quelques pièces de monnaie) et les bus sont très bon marché (mais rares voire inexistants dans les régions montagneuses). Le train, il faut oublier par contre…

Concrètement, nous avons traversé le pays sans voiture, et ça s’est très bien passé. Beaucoup à pied d’abord, puisque l’essentiel du séjour s’est joué en randonnée : quatre jours autour du Son Koul, deux vers le Kol Ukok, six à sept dans les montagnes de Karakol. À cheval ensuite, le moyen le plus naturel de rejoindre les campements nomades, et souvent le plus rapide sur les sentiers d’altitude. Et pour les longs transferts, les bus et les taxis partagés, complétés par un peu d’auto-stop : on s’arrête pour toi sans se faire prier, et quelques pièces suffisent. Rouler soi-même reste une option, mais ce n’en est pas une obligation.

La location de voiture est une bonne idée. Pour ceux qui ont les moyens, le 4×4 permet d’accéder aux endroits les moins fréquentés et les plus sauvages. Attention cela dit : permis de conduire international obligatoire ; on peut se le procurer sur demande facilement en France. Si tu ne te sens pas à l’aise à l’idée de conduire sur les pistes kirghizes, tu peux toujours t’offrir les services d’un chauffeur mais là, ça n’est plus le même budget.

Hébergement et nourriture

Pour les trekkeurs, le camping sauvage ne pose pas de soucis.

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camping sauvage dans les montagnes de karakol

Il n’y a pas de « camping officiel » mais quelques campements fixes avec des yourtes à louer… On trouve de magnifiques endroits pour planter sa tente où on le souhaite. Concernant les hôtels, depuis que le Kirghizistan s’ouvre au tourisme, l’offre grandit ! Mais selon nous, l’hébergement chez l’habitant reste le meilleur moyen de s’imprégner de la culture locale et il est très facile d’en trouver. L’association CBT aide le voyageur à trouver des hébergements dans les villages (ils aident également à l’organisation de trek à pied ou à cheval).  Ah ! Et puis si tu as l’occasion de dormir dans une yourte avec les nomades, n’hésite pas : confort minimal mais belle expérience à vivre !

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Hébergement et repas dans une yourte

Si tu ne sais pas encore où dormir au Kirghizistan, voici une carte pour t’aider à organiser la réservation de ton logement.

 

Pour la section « nourriture », bah là on est pas au top… Ce n’est pas mauvais, c’est simple et bon marché mais rien de particulier à s’en taper l’estomac par terre. Je sais pas, j ‘avais envie d’écrire à s’en taper le cul par terre mais je trouvais ça ridicule. Alors j’ai changé en estomac par terre ce qui est encore plus ridicule. Tant pis. Donc : viande de moutons, viande de cheval, chachliks (brochettes de viande), mantys (ravioli à la viande). Quoi tu es végétarien ? Bah t’es fichu… Bon on trouve tout de même quelques poissons aux abords des lacs (et des légumes comme on le voit sur la photo du dessus). Quoi tu es végétalien ? Euh…

Pour la boisson : le thé est très bon ! Et ceux qui aiment l’aventure gustative devront s’essayer au Kumiss, lait de jument fermenté. ça a comme un goût de lait et de bière à la fois… tu vois le mélange ?

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Préparation du kumiss

Ce que nous avions dépensé en 2017

C’est plutôt bon marché. Pour les hébergements chez l’habitant on peut s’en tirer pour une quinzaine d’euros (2 personnes) avec possibilité de dîner pour pas cher (moins de 5 euros). Pour les hôtels avec un bon confort, compte 50 euros.

Dans les restaurants, les prix sont doux : on peut facilement s’en tirer pour moins de 10 euros, boisson comprise. A noter que les marchés sont réputés et on y trouve de quoi manger pour quelques Soms en somme. Tu peux facilement négocier le logement, les achats sur le marché et le transport en taxi (officiel ou non).

Finalement c’est l’hôtel qui reste le plus cher (c’est relatif). Transport et nourriture sont bien moins chers qu’en France.


L’itinéraire Kirghizistan en cœur

Ces notations ne reflètent que nos impressions (subjectives) générales de la destination. Elles vont de 0 à 5 ♥ :

  • Intérêt des treks/randonnées : ♥♥♥♥
  • Beauté des paysages :  ♥♥♥♥
  • Aventure/hors sentiers battus : ♥♥♥♥
  • Budget : ♥♥♥♥
  • météo (août) : ♥♥♥ (beaucoup de montagnes et la météo peut y être changeante !)
  • Variété des paysages : ♥♥♥
  • Sécurité : ♥♥♥
  • Gentillesse/accueil : ♥♥♥
  • Intérêt culturel : ♥♥ (mais + si c’est la culture nomade qui t’intéresse !)
  • Facilité transport : ♥♥
  • Cuisine : ♥
  • Beauté des villages : ♥
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Un commentaire

  1. Hello Emilie et Michael,
    Les photos sont magnifiques et la lumière époustouflante, ça fait rêver. Les récits donnent vraiment envie de partir, je vous encourage à continuer.
    A bientôt pour d’autres aventures sur « un tour dans le sac » .

    Lulu

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