La Sardaigne

Île de Beauté à l’italienne

Sardaigne : l’île de Beauté à l’italienne

Bercée tendrement par la mer méditerranée, la Sardaigne est une île italienne un peu à part, au caractère bien à elle.

Les paysages se succèdent mais ne se ressemblent pas. Voyager en Sardaigne, c’est balancer avec plaisir entre montagnes abruptes et douces plages harmonieuses ; villes modernes et villages enchanteurs ; traditions assumées et histoire passionnante. Parfois brute et âpre, la Sardaigne est pourtant une terre hospitalière. Tu seras bien accueilli, avec les sourires et le franc-parler des méditerranéens.

Si l’été, l’île est au farniente et aux plages bondées, elle redevient sauvage, authentique et simple  en hiver. Sa beauté naturelle s’habille alors de teintes pastelles qui ravissent les yeux. Les touristes se font rares : les endroits délicieux sont rien qu’à nous, aux bergers et aux Sardes. Les richesses de l’île sont d’autant plus appréciées : réserves naturelles, plages variées, montagnes acérées, surprenants villages, vestiges anciens….

Plage Sardaigne

La Spiaggia Colostrai et ses teintes pastelles

La Sardaigne est découpée en 5 provinces (Sassari, Nuoro, Oristano, le Sud de la Sardaigne et Cagliari). Chaque province mériterait une visite mais il est difficile de tout voir. On vous propose ici un road-trip  d’une semaine qui traverse toutes les provinces sauf Sassari tout au Nord. Cette partie présente de beaux paysages mais il a fallu faire un choix pour ne pas surcharger l’itinéraire et éviter trop de temps de route (on atterrissait de l’autres coté de Sassari, tout au sud.) Les étapes sont décrites dans l’ordre de notre périple.  Pour chaque région, on proposera en plus quelques idées pour prolonger le voyage.

Voici le sommaire de nos étapes (Les liens sont cliquables) :

La province de Nuoro : Cap à l’est de la Sardaigne ! 

 Visiter la province de Nuoro, c’est découvrir une Sardaigne reculée et authentique. La nature est luxuriante et préservée. Les routes sinueuses dévoilent les paysages changeants. Les montagnes rocheuses contrastent avec les oliviers sauvages et les eaux limpides de la côte. La région est la plus boudée des touristes. Pourtant, ce serait une erreur de ne pas la visiter ! L’identité Sarde est forte. C’est ici le noyau traditionnel de l’île…C’est ici que tu trouveras les racines profondes de la culture Sarde.

Paysage Sardaigne

Un paysage de la province de Nuoro

Elle se situe au centre-Est de la Sardaigne et doit son nom à la ville du même nom (Nuoro, son chef-lieu). Le territoire s’étend sur une grande partie de l’ancienne Barbagia (littéralement le pays des barbares, historiquement la moins soumise de l’empire romain) et abrite le massif de Gennargentu.

La province de Nuoro c’est aussi l’endroit où l’on cultive le noble « Cannonau ». Un vin au cépage rouge et ancien très rependu en Sardaigne.

Toujours pas convaincu ? On a quelques discrets trésors à te proposer :

Les trésors cachés de l’est de l’île : notre itinéraire

Gairo Vecchio

Les chemins tortueux de la province nous ont menés vers Ulassai. Le décor est parsemé de falaises calcaires teintes de rouge, et de chênes verts. C’est un spot très prisé des amoureux de l’escalade !  Mais la véritable raison de notre venue est Gairo Vecchio, le village fantôme. Une visite envoûtante que l’hiver a rendu plus savoureuse. Un coup de cœur à découvrir plus en détail ici.

Cala Gonone

Les plages qui longent la côte de la mer tyrrhénienne ont un point commun : une eau limpide. Classique, me diras-tu ?! Détrompe-toi ! Elles nous surprennent par la variété du sable : certaines sont bordées de sable fin et blanc, d’autres de galets ou de petits cailloux. C’est sûr, il y en a pour tous les goûts. Les décors changent et on aimerait toutes les voir.

Bosa le soir
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On a jeté notre dévolu sur Cala Gonone près de Dorgali. C’est un grand village plutôt agréable avec son port de plaisance, sa ballade de front de mer, et ce qu’il faut comme commerces. En été, elle prend des allures de stations balnéaires touristiques. Mais en hiver, elle retrouve toute sa simplicité.  C’est surtout son environnement naturel qui nous a séduit, à commencer par sa plage du golfe d’Orosei. Une merveille : des petits cailloux aux teintes roses et oranges longent la mer turquoise qui rougit au lever de soleil. Tout autour des vestiges historiques, des petites montagnes encerclent le village et semblent l’enlacer et des beaux chemins de randonnée qui courent d’une plage secrète à l’autre.

Ah justement ! tu es à la recherche de petites criques perdues ? Il est possible de rejoindre des plages intimistes, en bateaux ou à pied depuis Cala Gonone. On te conseille celle Cala Luna, au départ de Cala Fuili (mais d’autres excursions sont possibles).

Cala Luna, la secrète

C’est après 2 heures d’une marche plutôt exigeante et accidentée que l’on rejoint cette petite plage de sable fin. L’effort est récompensé : une merveille, lorsque l’on s’y trouve presque seuls.

Quoi d’autres ? Également à voir dans les environs, la grotte Del Blue Marino (refuge d’antan des phoques moines, espèce en voir de disparition). Et pour les grimpeurs, il y a de quoi faire aussi !

Tiscali

Au cœur du massif de Supramonte, la roche calcaire tendre se creuse au fil du temps et forme une doline karstique (un gouffre naturel). A l’origine cela ressemblait à une grotte mais la voûte s’est écroulée. C’est là que le peuple nuragique a construit un village. Il faut imaginer l’intérieur de la grotte avec de petites huttes. La population profitait des écoulements sur la roche pour se fournir en eau. Mais l’environnement est peu propice au développement. Il plane beaucoup de mystère sur l’origine du site. Les archéologues n’ont retrouvé que peu de choses. Tiscali n’est accessible qu’après une belle randonnée (Prévois des bonnes chaussures).

Randonnée Tiscali Sardaigne

Randonnée autour du site de Tiscali

Une anecdote ? Je sais pas trop… On la raconte celle-là ou pas ? parce que c’est un peu la honte tout de même… Bon on avoue tout : Le site restera pour nous une découverte incomplète. On s’est perdu ! Nous n’avons vu qu’une partie ! On s’est lancé sur le chemin, sûr de notre fait pour finalement se retrouver de l’autre côté du site. On aura tout de même vu de beaux paysages et une grotte servant d’abris au premier habitants nuragiques… mais pas le fameux village dans sa grotte voûtée. Pour notre défense, en hiver, l’endroit était désert et le centre d’information fermé…

Pour y aller ? Comme souvent en Sardaigne, les sentiers sont peu ou mal balisés. Il n’y a pas de signalisation indiquant la présence du site. Prépare donc ton excursion avec plus de soins que nous. Au moins avec une carte des sentiers et des conseils avisés sur place. Il est aussi possible d’organiser l’excursion avec un guide (agence à Oliena ou Dorgali). Plusieurs points de départ sont possibles :

  • depuis « Su Gologne » : sentier 410, 3h A/R, parking au bout de la vallée de Lanaitho (Prudence, la route pour y accéder est chaotique).
  • Depuis « Dorgali » : sentier, 4h A/R, accessible depuis la vallée du Riu Flumineddu (la route est difficile à trouver).

Orgoloso

Près de Nuoro, on découvre une curieuse commune : un des villages les plus emblématique du Street art en Europe. Rien que cela ! Orgosolo, c’est plus de 400 œuvres et slogans déposés sur les murs des habitations : des œuvres engagées, des messages forts. L’art est au service de luttes pacifiques et de la mémoire collective. Un de nos coups de cœur du séjour et c’est à lire plus en détail ici.

murs peints Orgosolo

Les murs d’Orgosolo délivrent des messages

  Pour prolonger le plaisir de la province de Nuoro :

Si tu as plus de temps dans la région, voici quelques propositions d’excursions :

  • Nuoro, la ville culturelle
  • Gola de Gorropu, pour une randonnée et le canyon de Gorropu.
  • D’autres plages, comme celle de Cala Goloritze parait de galets blancs

La province d’Oristano de la Sardaigne

 Au Centre-Ouest de Sardaigne, débouchant sur le côté de la mer méditerranée, la Province d’Oristano a beaucoup à offrir. Un paradis pour les amoureux des sports nautiques, avec ses plages de sable blanc. Et pour les amoureux de la nature ? Il y a le parc naturel du Monte Arci. La province est aussi riche de ses oiseaux autour des lacs. Celui de Cabra abrite des espèces d’oiseaux aquatiques rares et celui de Mistras est le royaume des mouettes et des flamants roses. C’est aussi une région avec une vie pastorale forte et une jolie campagne.

Moutons Sardaigne

Les moutons de Sardaigne, dans la province d’Oristano

C’est au milieu des montagnes de la province d’Oristano que l’on a trouvé deux villages enchanteurs : Bosa et Santa Lussurgiu. Et avant de quitter la région, on te propose une petite visite de l’étonnant sanctuaire de Santa Cristina.

Les villages de charme du centre ouest de la Sardaigne : notre itinéraire

Bosa

Il faudra emprunter les routes tortueuses pour trouver ce joyau (encore !). C’est là, niché dans la montagne, que Bosa et ses murs aux couleurs joyeuses se révèlent : certainement l’une des plus beaux bourgs de Sardaigne. De loin, les maisons colorées s’imbriquent les unes aux autres. Le robuste château s’impose fièrement. La vieille ville est blottie à ses pieds. Bosa c’est aussi un port, une plage, des monuments historiques…et c’est à lire ici.

On te conseille de passer au moins une nuit à Bosa, pour t’imprégner des lumières du soir et celles de l’aurore aussi !

Santu Lussurgiu    

Santu Lussurgiu s’est lové  dans le cratère d’un ancien volcan. Accroché dans le creux arrondis des montagnes, on découvre presque au dernier moment ce lieu charmant. On a adoré flâner dans les petites rues pavées et les maisons colorées à l’aspect médiéval. C’est incroyablement calme et silencieux. Plus sauvage et plus rurale que Bosa…moins coloré et moins touristique également : ça reste un moment fort de notre voyage.

Au village, l’agriculture, l’artisanat, et l’élevage des chevaux sont à l’honneur. A visiter aussi, deux églises : Santa Maria Degli angeli (1473) de style gothique et Santa Croce (1185) d’origine médiévale. Et puis, si tu en veux encore, il y a le musée de la technologie paysanne, sur les traces de l’artisanat de la région

Un drôle de Christ, comme à Rio, est installé sur les hauteurs du village et veille sur lui. Ne manque pas d’y faire un saut (façon de parler hein ! ). La vue y est magnifique.

Santu Lussurgiu village

Vue depuis les hauteurs sur Santu Lussurgiu

Quelques heures peuvent suffirent pour s’imprégner de l’atmosphère paisible qui règne. Alors, même si tu es pressée, on te conseille ce petit détour pour visiter  Santu Lussurgiu !

Village Sardaigne Santu Lussurgiu

L’atmosphère paisible de Santu Lussurgiu.

Pour y aller ?  Santu Lussurgiu se situe vers le Sud-Ouest du Mont Montiferru. A 503m d’altitude. Si tu viens de Bosa, c’est à environ 50 minutes.

Quoi d’autres ?  Également à voir dans les environs, la visite de l’église de San Leonardo du XIIe s, à 10 minutes de Santu Lussurgiu. Nous n’avons pas été séduit par cette visite mais les férus d’histoire religieuse seront surement fascinés par les siècles qui nous séparent de sa construction.

Le sanctuaire de Santa Cristina

Dans un parc d’environ 1 hectare, au décor de chênes et d’oliviers, se cache les vestiges de la civilisation Nuragique. L’ensemble des ruines du site révèle tout l’ingéniosité de ce peuple ancien qui apparaît en Sardaigne à l’âge de bronze (vers le XVIII siécle av JC). Mais c’est surtout la perfection du puits qui nous a marqué. On vous explique cela…

Le site se découpe en deux parties.

L’ancien lieu de pèlerinage, autour d’un “temple de l’eau” :

  • Le puits de Santa Cristina est un génie d’architecture, à découvrir absolument si vous aimez l’histoire des civilisation anciennes. Au centre d’un amas de cailloux circulaires, un drôle de triangle intrigue, creusé dans la terre et parfaitement sauvegardé. Il s’agit là du puits sacré du temple de l’eau (Age de bronze final, environ l’an 1000 av JC). C’est un chef d’œuvre d’architecture à “la géométrie parfaite” ! Au centre névralgique du temple de l’eau, tu franchis ce fameux triangle et emprunte un escalier pentu. Parfaitement équilibré, 25 marches te mènent à une chambre voûtée (d’environ 2m50 de diamètre). Cette dernière abrite la source toujours active du temple. La voûte de la source laisse entrer un puits de lumière. En remontant l’escalier, remarque le génie de cette composition. Le plafond est taillé, comme un escalier renversé.
Sanctuaire de Santa Cristina Sardaigne

Le puits de Santa Cristina

  • On trouve aussi des vestiges de maisons en enfilade pour accueillir les pèlerins ; des ateliers commerciaux ; une salle de réunion circulaire de 10m de diamètre avec siège en pierre intégrée (bien penser !).

L’ancien village, autour du Nuraghe :

  • le Nuraghe, construction typique de cette civilisation, est resté presque intacte. L’architecture est conique et voûtée (6 m de haut et 13m de large). L’intérieur est découpé en plusieurs chambres. Emprunte le drôle d’escalier, comme un couloir intérieur qui amène vers le point culminant de la construction.
Nuraghe Sardaigne

Le Nuraghe de Santa Cristina

  • On devine ensuite, les ruines du village. En particulier des maisons longitudinales construites comme des couloirs.
  • Plusieurs peuples se sont succédés sur le site. Les romains se sont réappropriés les habitations Nuragiques. Ils s’en sont même inspirés. On peut pénétrer dans une longue maison, d’origine romaine parfaitement conservée.
  • Entre le village et le temple des eaux, on trouve aussi une église chrétienne du XIIIe s. L’édifice fut bâti par des moines, ainsi que les maisons de pèlerins autour, afin de célébrer Sainte Cristine.

Pour y aller ? Le sanctuaire se trouve près du village de Paulilatino (province d’Oristano), à 16 minutes de Santu Lussurgiu. Aux alentours, de nombreuses sources alimentent les environs. Les vestiges historiques sont considérables : Nuraghes, tombes de géants, Domus de Janas. Les randonneurs trouveront leurs bonheurs, dans un décor boisé. Il y a aussi des vignes.

 Pour prolonger le plaisir de la province d’Oristiano :

 On y trouve aussi de nombreux sites archéologiques. À voir si tu as plus de temps :

  • L’ancienne ville de Tharros,
  • La ville d’Oristano et ses ruines du Moyen Age
  • Les anciens thermes romains de Fordongianus.
  • La sauvage et préservée péninsule de Sinis.

 

La Costa Verde (province du sud de la Sardaigne)

La Costa Verde est une région côtière de la province du Sud. Son territoire s’étend de Capo Frasca (au nord) à Capo Pecora (au sud). Il faut imaginer…des kilomètres (environ 40) de paysages préservés, naturels, sauvages. Ici, peu de constructions. La nature règne en maître. La plage la plus connue est celle de Piscinas, avec ses “vagues de dunes pour arrêter les vagues” en arrière-plan. On a également apprécié Capo Pecora, d’une beauté simple et naturelle.

Les sites naturelles magnifiques de la Costa Verde

Les Dunes de Piscinas

Piscinas est l’un des endroits les plus surprenants de la Costa Verde avec ses vagues de dunes dorées et pentues, formées à la seule force du vent. Certains l’appellent le « Mini-Sahara sarde ». Bon…On n’est pas aussi perdu que dans un désert. Mais tout de même, il est vrai que les dunes impressionnent. Les plus hautes dépassent 60m et s’étendent sur 2km. Des hauteurs, on voit se dessiner la longue plage de Piscinas et l’eau bleue à perte de vue.

Ce petit désert-européen est vivant. Les dunes sont riches de leurs plantes, buissons sauvages et de leurs faunes. L’environnement préservé est un bon terrain de jeux pour les animaux sauvages, comme le cerf sarde qu’il n’est pas rare de voir le soir venu.

Bosa le soir
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L’été, les fréquents 40 degrés découragent les visiteurs, qui préfèrent se rafraîchir dans l’eau. En basse-saison, il est aussi appréciable de grimper et descendre les monts sablonneux, que de parcourir l’immense plage. On s’y amuse comme des enfants !

En hiver, quelques silhouettes au large se risquent à la fraîcheur de l’eau. Ce sont les surfeurs, emportés par l’écume. (Et nous aussi…on aime les défis : on a testé la Méditerannée en hiver ! bah c’est pas chaud…). En tout cas, marcher sur cette plage quasi déserte en hiver est un vrai plaisir de sérénité et de bouffée d’air iodé.

Plage piscinas hiver

La plage de Piscinas en hiver

Quoi d’autres ? En juin et en juillet, les tortues de mer Caretta déposent leurs œufs sur la plage.

Pour y aller ? Pour parvenir aux dunes de Piscinas, il faut emprunter des routes sablonneuses et accidentées. Il y a plusieurs gués à passer avec prudence, mais normalement c’est praticable. On vous conseille en venant du Nord, de sortir à Marrubiu et longer la côte (route SP 4). Parking payant à l’arrivée… ça casse un peu l’ambiance “plage isolée au milieu de nulle part” mais bon ! On a tout de même beaucoup aimé… Attention cela dit : ici plus qu’ailleurs en Sardaigne, les rouleaux de vagues sont assez puissants. La mer devient vite inadaptée pour la baignade des enfants mais appréciée par les surfeurs.

La Plage de Capo Pecora

Capo Pecora est une autre plage aux allures sauvages, épargnée de toutes constructions.

Bosa le soir
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En contrebas, il y a une petite plage avec des gros grains dorés et rocailleux. Sur les hauteurs, une falaise de roches sombres, recouverte d’un épais tapis vert, surplombe la mer.

Peu fréquenté, l’endroit est parfait pour un coucher de soleil hivernal. Quelques randonneurs affrontent les bourrasques et un ou deux camping-cars y passent la nuit. De là-haut, on a une belle vue sur la Méditerranée et sur Buggeru.

Pour y aller ? Capo Pecora achève la route côtière de la Costa Verde, à environ 1h de Piscinas. Elle se situe près de la ville de Buggeru, un village longitudinal avec son ancien port pittoresque.

 Pour prolonger le plaisir de la province du sud :

Voilà d’autres propositions pour prolonger ton séjour :

  • D’autres plages de la Costa Verde, comme celle de Scivu ou de Portu Maga
  • Le site de Montevecchio, une ancienne zone minière et ses bâtiments industriels du XIXe siècle laissés à l’abandon.
  • Arbus, à l’intérieur des terres, la commune du couteau sarde.
  • Et dans la province du sud ? Du côté de Marmilla (centre méridionale), Barumini et ses nuraghes, un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Cagliari et ses alentours : capitale de la Sardaigne

 Cagliari : une ville sympa du sud de l’île, mais on ne s’y attarde pas. Une journée nous semble suffisant pour visiter la ville, sauf si tu veux visiter les musées. Mais y dormir deux nuits ou plus n’est pas une mauvaise idée afin de profiter de ses alentours.

Nous avons eu envie de découvrir le site historique de Nora.

Itinéraire

Cagliari

Capitale de la Sardaigne, Cagliari offre un visage résolument méditerranéen façonné par le temps. Les siècles ont vu Cagliari influencée par des occupations différentes (phéniciennes, carthaginoises, romaines, byzaintines) et cela a marqué son architecture.  Le meilleur moyen de s’imprégner de la ville, c’est à pied. Ça tombe bien c’est une ville de taille moyenne, à échelle humaine.

Le quartier fortifié

La balade commence par le quartier du Castello, la citadelle. Prends la direction de la place du Bastion Saint Rémy. Ce bâtiment (1899-1920) et son imposant escalier marque le point d’entrée entre la ville basse et la ville haute.  Tout de blanc vêtu, le Bastion porte fièrement la grandeur de la ville. Sur sa magnifique terrasse panoramique (la terrasse Umberto 1 ), les enfants courent, les jeunes glissent, les parents profitent du soleil d’hiver, les visiteurs s’extasient. Ces deniers viennent admirer la jolie vue offerte sur la ville et prendre la meilleure photo.

En remontant les petites ruelles, tu tombes sur la Cathédrale Santa Maria, commencée au XIIème siècle et remaniée jusqu’au XXe siècle. Ca donne un style… mélangé. Ca se dit ? C’est pas grave, on en invente l’expression : style mélangé donc. D’abord Pisans, elle présente une façade gothique, ornée de mosaïque. Son intérieur de marbre est plutôt baroque. Et puis, le Palazzo Regio du XIVe, ancienne résidence du roi de Sardaigne.

Cathédrale Santa Maria Cagliari

La Cathédrale Santa Maria

Autres curiosités, la tour de San Pancrazio (1305, construite par les Pisans) et la tour de l’Eléphant (1307, ancienne prison, il est possible d’y monter pour quelques euros). Côté ville, toutes deux dévoilent leurs charpentes et escaliers, comme des tours ouvertes.

Mais c’est surtout les charmantes ruelles pavées du quartier et leurs maisons colorées qui nous ont charmé.

ruelles Cagliari Sardaigne

Les ruelles de Cagliari

Le quartier historique

La Piazza Yenne et la Via Azuni marquent l’entrée du quartier Stampace, situé dans la partie basse de la ville, à l’Ouest du quartier du port. C’est le plus ancien quartier de Cagliari. Les rues étroites, le linge aux fenêtres, les églises emblématiques (Chiesa Sant’Anna – Chiesa Sant’Efisio – Chiesa San Michèle), les bruits : on retrouve l’ambiance des ruelles serrées des villes italiennes du sud.

Bosa le soir
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Le quartier du port

La fin de journée approchant, dirige-toi vers le quartier Marina. Le visite du port est rapide. Jette un coup d’œil au Palazzo Civicio, l’hôtel de ville de style néogothique.  Ensuite installe-toi à une terrasse et profite de la ville animée. C’est aussi là, autour de la Via Roma, que les accros du shopping trouveront leurs bonheurs (la rue qui longe le port).

Port Cagliari

Le port de Cagliari

Autres choses ?

  • La Citadella dei Musei, le quartier des musées au nord du Castello
  • les vestiges d’un amphithéâtre romain du IIe s (actuellement en restauration)
  • le jardin Botanique, à l’Ouest du Castello.

Il est sympa d’établir ses quartiers dans le quartier Stampace ou du Castello. La ville n’est pas facile d’accès en voiture, mieux vaut trouver une place pour se garer et faire le reste à pied.

Nora, la cité ancienne

Après avoir goûter au charme de Cagliari, on te propose une immersion historique pour quelques heures. Lorsque tu arrives à Nora, ton regard est attiré par la petite plage de sable, surplombée de sa falaise (dans la péninsule de Pula). Sur ce mont rocheux, la tour de Coltellazzo trône fièrement (une tour de garde espagnole du XVIe).  Si bienveillante soit elle, ce n’est pas elle, la star des lieux, mais une des plus ancienne cité préromaine juste à coté !

Nora, c’est avant tout les étonnants vestiges d’un des plus vieux villages de Sardaigne. Elle pointe le bout de son nez, ou plutôt le bout de son tophet (une partie d’un sanctuaire) en 1889 après une tempête. Sacrée découverte là, juste sous nos pieds !

Il faut dire que Nora traîne une longue histoire derrière elle.

D’abord celle des Phéniciens (Du IX au VIIe siècle av JC) qui trouve l’endroit stratégique (et certainement joli aussi) pour y établir un port. On a d’ailleurs retrouvé sur le site, les plus anciennes écritures Phéniciennes. Puis les Carthaginois y établissent leurs quartiers. Il ne reste aujourd’hui, que peu de ruines de cet époque punique (un temple et quelques maisons et commerces). Les constructions de l’époque se superposent à d’autres : celles des romains qui ont conquis la cité en 238 av JC. Les romains ont fait de Nora l’un des plus grands ports de la méditerrané et un haut lieu de commerce.

Parmi les constructions romaines, on s’attarde sur : les colonnes de l’atrium d’une grande demeure toujours debout ; le remarquable travail des mosaïques, réalisées avec les roches de la plage  ; les thermes et leurs ingénieux systèmes pour écouler et stocker l’eau ; la salle de théâtre, superbe !

 Au II et IIIe siècle, l’invasion des Vandales en 456 a raison de la prospérité du village. Nora est définitivement abonné vers le VIIe siècle. Aujourd’hui, les fouilles continuent de surprendre et il semblerait qu’une partie de la cité soit sous l’eau.

Quoi d’autres ? Il est possible d’admirer le site d’en haut depuis la tour Coltellazzo.

Pour y aller ? Nora se situe à environ 45 min de Cagliari, au sud de Pula, en bord de mer. L’entrée est à 7e50. La visite guidée est en anglais ou en italien. Mais certains guides parlent Français. Sinon des audio-guides sont disponibles.

Environ 1h de visite guidée.

2. Pour prolonger le plaisir de la province du sud :

Quoi d’autres autour de Cagliari ?

voici d’autres propositions de visites dans les alentours :

  • Le parc aux flamants roses de Molentargius
  • Les grottes d’Is Zuddas, formés il y a 600 millions d’années
  • Le Nuraghe Arrubiu
  • Les plages du côté de Vilasimius. Très jolies mais très touristiques en été. A 50 km tout de même de Cagliari.

Quelques informations supplémentaires sur notre voyage en Sardaigne ?

Notre Itinéraire :

Voici une carte, avec notre itinéraire résumé

https://goo.gl/maps/DSwCoLD8D7B2

Nous avons dormi une nuit à Ulassai – 2 nuits à Cala Gonone – 1 nuit à Bosa – 1 nuit à Paulilatino et 2 nuits à Cagliari. Un itinéraire chargé mais faisable en se levant tôt !

A noter que l’on a dû faire l’impasse sur la province Sassari. La ville, du même nom, est une bonne idée. Les plages côtes nord sont très touristiques mais magnifiques dit-on. Mais il faut bien faire des choix et celui-ci nous a paru le plus logique lorsqu’on atterrit à Cagliari et que l’on veut éviter de faire trop de route en une semaine.

Voici une carte, du nouveau découpage de provinces en Sardaigne. Vous trouverez certainement d’autres répartitions, plus anciennes.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sardaigne#/media/File:Map_of_region_of_Sardinia,_Italy,_with_provinces-it_(as_of_2016).svg

Notre Budget :

Vol : Environ 110 euros par personne, depuis l’aéroport de Beauvais. On trouve des prix similaires en partant de Bruxelles.

Location voiture : Environ 10 euros par jour pour une citadine (sans compter l’assurance). C’était pas celle là mais ça aurait été drôle ! A noter que 10 euros/jour est un prix très bas que l’on peut trouver en hiver. En haute saison, on est plus proche de 25euros/jour. Pour comparer efficacement les prix des différents loueurs et obtenir des prix bas, on utilise rental car.

La Dolce Vita façon Sarde

Hébergement et Nourriture : Sensiblement, les mêmes prix qu’en France. De nombreuses possibilités d’hébergements. En hiver, pensez à prendre un gros pull pour les soirées, en particulier en montagne : les logements sont souvent peu chauffés. Cela dit, il est beaucoup ^plus facile de trouver un logement en hiver et les prix sont plus intéressants.

 

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Te connaissant, tu devrais aimer ces articles en lien avec la Sardaigne :

A propos

Les pieds bien ancrés et la tête dans les nuages : c’était moi.
Je rêvais surtout d’ici : ailleurs, ça ne peut pas être pour moi.
Maintenant, l’envie de nature et le goût du défi : c’est à moi
Les pieds en mouvement et la tête dans les nuages : ça c’est moi.

7 Commentaires

  1. Commentaire par BOURGON Jean-Pierre

    BOURGON Jean-Pierre Répodnre 07/03/2019 at 7 h 47 min

    C’est une très belle présentation de l’île qui donne envie d’y découvrir les hommes et paysages. Magnifique reportage très illustré Nous partons dans vos traces en fourgon aménagé ce 10 mars pour une semaine – puis passage en Sicile 15 jours – puis retour en Sardaigne une semaine et retour à Toulon. Merci d’avoir partagé votre expérience

    • Commentaire par Michael

      Michael Répodnre 07/03/2019 at 8 h 46 min

      Merci pour ton commentaire ! Emilie et moi vous souhaitons un excellent séjour dans cette île magnifique… La Sicile aussi c’est superbe ! N’hésite pas à revenir écrire un commentaire à ton retour pour partager le bilan de ton voyage avec nous et les autres lecteurs…
      A bientôt

  2. Commentaire par Pierre, du Québec

    Pierre, du Québec Répodnre 09/03/2019 at 22 h 55 min

    Très, très bon (presque ‘excellent’ 😉 reportage. Photographies et textes de grande qualité. Votre document m’inspirera – en 2020 – pour m’y rendre …en chemin vers la Corse.

    • Commentaire par Emilie

      Emilie Répodnre 10/03/2019 at 10 h 05 min

      Merci Pierre pour ton retour ! Nous sommes ravis que notre article t’ait plu. Par avance, on te souhaite un bon voyage en Sardaigne et en Corse. N’hésite pas à nous solliciter si tu as des questions pour préparer ton voyage. On a hâte d’avoir de tes nouvelles à ton retour : tu pourras écrire un commentaire pour aider les autres voyageurs si tu le souhaites…

  3. Commentaire par Gwladys

    Gwladys Répodnre 10/04/2019 at 22 h 33 min

    Bonsoir

    Super post ça donne envie ! Plus que 2 mois et demi pour moi et ma petite famille !! J’ai hâte ! Petite question pour la location de la voiture peux tu m’indique par qui tu es passé stp? Car avis europcar hertz aïe ce n est pas donné pour fin juin! 240 euros la semaine 😣

    • Commentaire par Michael

      Michael Répodnre 10/04/2019 at 23 h 48 min

      Bonjour Gwladys ! Merci pour ton commentaire, ça nous fait plaisir.
      Effectivement, le prix que nous avons eu (10euros par jour hors assurance), c est en hiver. les prix doublent voire triplent en été. Pour notre part, nous avions trouvé avec l entreprise vitten group basée dans l aéroport de Cagliari des prix interessants.
      J ai tenté de faire une recherche pour toi pour voir les prix. J ai vu des locations pour 1 semaine fin juin autour de 170 euros pour une citadine genre citroen C1. je n aime pas faire de la pub alors si tu veux je peux te donner par mail le moteur de recherche que j utilise : tu trouveras peut être ton bonheur.

  4. Commentaire par Gwladys

    Gwladys Répodnre 11/04/2019 at 13 h 11 min

    Hey merci super je veux bien !
    Je te laisse mon mail stylee08@hotmail.fr
    Merci par avance c’est très gentil bonne journée

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