Kok Borou

Jeu traditionnel à cheval

Kok-Borou, Kirghizistan

Le jeu traditionnel à cheval du Kok Borou

 

C‘est tout ébahi, et perdus au milieu des montagnes kirghizes, que l’on a découvert le Kok Borou (ou kok-Boru, ou encorebouzkachi), un jeu traditionnel à cheval bien d’ici et très apprécié des nomades. 

Le principe du Kok Borou, jeu à cheval du Kirghizistan ?

Simple : deux équipes de cavaliers s’affrontent pour ramasser une carcasse de chèvre et l’amener dans la partie opposée du terrain. Quoi de plus normal pour des nomades aussi adroits en équitation ? Si le traitement fait au cheval peut déranger, il faut savoir que les parties sont moins virulentes qu’avant. Comment ça ?! Et oui :  tous les coups, même sur le cavalier étaient permis. Les cris et les coups de cravache claquaient dans l’air ! Le jeu permettait aux hommes de s’aguerrir, d’apprendre des techniques de lutte à cheval, de prouver leur bravoure. On est pas là pour rire. Maintenant oui ! En tout cas, les nomades kirghizes, que l’on a vus dans ce tumulte de sabots et d’air frais des montagnes, semblaient bien s’amuser !

Progressivement, des règles ont été établies. Dans les compétitions officielles actuelles, chaque équipe est composée de 10 cavaliers, mais seuls 4 jouent en même temps. On le voit d’ailleurs dans la vidéo. Le terrain de jeu mesure environ 200m de large sur 80m de long. Dans la vidéo, l’air de jeu semble “ouvert” et limité par le décor naturel… De chaque côté du terrain se trouve un but.

Jeu Kok borou : prise de la carcasse de chèvre pour la mettre dans le but adverse

T’as vu le kok-borou où, oui où ? 

Ce sport équestre très populaire se joue au Kazakhstan, au Tadjikistan, en Ouzbékistan et chez d’autres peuples des pays d’Asie Centrale.

Trek Kol-Ukok

C’est au Kirghizistan, lors de notre trek vers le lac Kol-Ukok, que l’on a assisté à un match de Kok boru improvisé. Si tu as lu notre itinéraire au Kirghizistan, tu dois savoir à quel point nous avons aimé ce pays. La découverte de sa culture nomade a été un étonnamment de chaque instant, et la rencontre de joueurs du kok-borou a participé à ce coup de coeur.

Éberlués, on s’est senti chanceux de pouvoir assister à ce spectacle rare au milieu d’un lieu magique.  Après une demi-heure de jeu, encore étonnés par le spectacle des nomades et leurs chevaux, on ira voir notre hôte qui nous héberge dans sa yourte pour déguster les poissons frais du lac et tenter de discuter sur le Kok-Borou.

Des villages de montagnes

C’est peut être au hasard, sans chercher vraiment, que tu tomberas sur un match de Kok-Boru. Souvent, des parties s’improvisent comme ça entre nomades de villages ou de camps de yourtes. On dit d’ailleurs que c’est dans les villages de montagnes qui ont une tradition nomade bien ancrée, que l’on trouve les meilleurs joueurs de Kok-Boru.

Les grandes villes

Dans les grandes villes, certaines fêtes sont propices à l’organisation de jeux traditionnels Kirghizes.

     Le Norouz 

C’est la fête nationale du printemps célébrant le nouvel an persan et ayant lieu le 21 mars. On peut alors assister à différents jeux traditionnels dans les grandes villes comme des combats de lutte (Kuresh) ou l’objet de notre article : le Kok-Boru ou le buzkachi. En plus de ces fêtes, tu pourras déguster les plats traditionnels kirghizes qui se préparent non loin des jeux traditionnels !

     L’indépendance

Le jour de l’Indépendance (31 août), l’hippodrome de Bichkek sera le centre de tous les regards et des partis animés de Kok-Borou se jouerons ici, attirants les plus grands cavaliers de Kirghizistan et d’ailleurs !

Si tu es au Kirghizistan, en particulier dans la capitale Bichkek, le 31 août ou le 21 mars, c’est le moment d’assister aux festivités ! Si tu cherches un logement, tu peux jeter un œil ici pour trouver les meilleures offres, voir des photos des hôtels et réserver de suite.

 

Une autre ! une autre !

Une dernière anecdote de voyage en plus du Kok Borou ? ce soir là, dans la yourte avec les nomades, les mots manquent parfois. L’anglais n’est pas de mise et Emilie et moi ne bredouillons que quelques mots de russe.  Alors, quoi de mieux que la musique pour rapprocher les peuples et briser la barrière des langues ?

C’est “Anouchka-reine-des-Kirghizes” (c’est comme ça que j’ai surnommé notre hôte) qui se lance la première dans quelques chansons traditionnelles bien de chez elle. Quand mon tour arrive, un peu surpris, je n’ai rien trouvé d’autre à interpréter qu’un chant choral… J’aurai pu essayer mon p’tit quinquin (chanson de Ch’Nord), ou à la pêche aux moules, ou à la claire fontaine. Mais non, la 1ère chanson qui m’est venue aux cordes vocales est un chant rythmique finlandais (Kiirimina). Pour les plus curieux vous trouverez un extrait sur la page d’accueil d’Adventi. Je peux vous dire que notre amie Anouchka-reine-des-Kirghizes a été… saisie ! A croire qu’entendre un chant finlandais, interprété avec les décibels qu’il faut par un p’tit français, n’est pas courant au milieu d’une yourte des montagnes de Terskey Ala-Too.

Au matin elle en était encore pensive. Merci pour ces moments, Anouchka-reine-des-Kirghizes.

Nomade kirgize face au lac Kol Ukok
Notre hôte le lendemain du “concert en yourte”

Tu connais une personne intéressée par le Kirghizistan ou le chevaux ? Partage avec elle ta découverte !

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le Kirghizistan

A propos

La marmite des voyages : je suis tombé dedans tôt. D’abord l’Europe et puis de plus en plus loin. La photographie, les treks et plus récemment la plongée : ça me passionne. Pas la peine d’insister pour partir à l’aventure : hop mon sac est déjà prêt. C’est parti ?

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